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Le plus beau bébé du monde !

2013-10-01

BONNE FÊTE PIER-OLIVIER !! 

Il y a 13 ans aujourd’hui je donnais naissance à un petit être exceptionnel et adorable qui de par son histoire devint rapidement le grand Jedi que nous connaissons! Pour son anniversaire je lui offre le début d’un des chapitres de mon livre, celui de sa naissance ! 

J’ai décidé de vous faire à vous aussi un petit cadeau en vous le partageant afin de vous remercier, vous qui me suivez et m’encouragez dans cette aventure d’écriture! 

Bonne lecture ! :-) 

Nous étions invités ce samedi là 30 septembre aux noces de mon cousin Michel, le frère de Sylvie. M’étant levée avec un drôle de feeling et ayant ici et là de légers tiraillements dans le ventre, nous avions décidé de ne pas y aller. La date d’accouchement prévue était le 3 octobre donc je préférais ne pas m’éloigner de Montréal au cas où! Il faisait un temps superbe, nous avions profité du soleil et pris une grande marche dans notre quartier. Tout au long de l’après-midi j’avais eu quelques petites contractions mais sans plus. 

Après un bon souper et un bain chaud, nous nous sommes installés confortablement dans le canapé afin de regarder le film que nous avions loué. Vers 23h25, nous nous sommes retrouvés tous les deux assis dans une flaque d’eau. Je venais de crever mes eaux sur notre beau canapé! Après avoir nettoyé mon gâchis, Vincent téléphona à l’hôpital pour s’assurer de la démarche à suivre car je n’avais pas encore de contraction. On lui dit que je pouvais venir lorsque je le désirais mais que rien ne pressait vraiment. Quelque chose par contre me disait que nous devions y aller rapidement et j’ai pu constaté assez rapidement le début des contractions que je trouvais déjà très fortes. Nous demeurions tout près de l’hôpital, par chance, car je dois vous avouer que mon chauffeur était quelque peu nerveux et je me demandais s’il n’aurait pas été plus sécuritaire de prendre l’ambulance ! Blague à part, vu la force des contractions, j’étais un peu nerveuse moi aussi…et souffrante! 

12h05, Nous étions arrivés dans la salle des naissances. L’infirmière souriante et calme nous a accueillis et a expliqué à Vincent comment il pouvait m’aider. Elle ma aussi énuméré toutes les activités possibles à faire durant le travail; bain, ballon, marche etc.…selon elle, nous avions beaucoup de temps à meubler avant l’arriver du bébé. Pour ma part, je sentais le travail se faire et je constatais que les contractions étaient de plus en plus rapprochées et fortes. Je l’interrompue donc avec impatience: « Écoutez, c’est bien le l’fun tous ces jouets-là …mais je ne crois pas vraiment que j’aurai le temps de m’amuser…et là j’ai vraiment mal ! » Avec le ton que j’ai utilisé je crois qu’elle a compris que la belle « tite madame » bien douce allait se transformer en je ne sais trop quoi si elle ne bougeait pas ses fesses ! Elle me pria donc de me coucher sur le lit et elle installa le lecteur afin de vérifier la force des contractions. Surprise des résultats, elle appela rapidement le médecin. 

Ce dernier constata que le travail se faisait très rapidement et tous s’activèrent tout autour de moi. Il aura fallu 25 minutes à mon col pour se dilater complètement ! Pas le temps de faire l’épidural qu’il me dit et croyez-moi à un moment donné j’avais tellement mal que je l’ai demandé et ce, malgré le fait que mon désire était d’accoucher naturellement. Ça faisait mal en *%&*#….. ! 

Tout allait vite et j’avais comme l’impression de perdre le contrôle sur mon corps. Je devais apprivoiser rapidement toutes sortes de nouvelles sensations. Notre infirmière nous guidait et se faisait rassurante par son calme et sa présence. De son côté, Vincent a été un coéquipier hors pair. Il me tenait la main, m’encourageait à bien respirer et il m’avisait lorsqu’il constatait sur le moniteur qu’une contraction arrivait. « Attention ma chérie…respire, il va y en avoir une… là ! » Je serrais sa main tellement fort, comme pour faire compétition à cette douleur qui me traversait le corps. 

C’est vraiment unique ce qui se passe dans une salle d’accouchement, la douleur intimement reliée à un immense bonheur. Les minutes (surtout celles de la contraction) me semblaient durer une éternité et à la fois tellement brèves ! Quand on y pense, c’est touchant qu’une maman accepte de souffrir « de bonheur » pour donner ce qu’il y a de plus précieux à son enfant…la vie! 

Il a suffit d’un petit 45 minutes de poussée pour voir apparaître une petite chevelure noire. Vincent allait et venait de la tête du lit au pied du lit en me racontant, excité, ce qu’il voyait. « Ah ! Ma chérie, il a des petits cheveux tout noirs… » Je le sentais heureux. Quant à moi, je me sentais fatiguée mais aucunement en manque d’énergie, j’avais tellement hâte de prendre mon beau bébé dans mes bras. 

Le moment que j’attendais le plus arriva enfin lorsque le médecin me dit : « Bon, c’est la dernière poussée madame Petit…allez… le plus fort que vous pouvez ! » Je forçais tellement et puis ouf ! J’ai senti un relâchement de mon corps accompagné d’une sensation de brûlure et de soulagement en même temps. Je me suis mise alors à pleurer en entendant le cri de mon bébé. Par la suite, reprenant mes forces, j’ai un peu perdu le fil et durant ce temps, le médecin et Vincent ont coupé le cordon ombilical. Le cordon n’étant pas assez long pour pouvoir déposer le bébé sur mon ventre, il a du le faire en demeurant au pied du lit, un petit clin d’œil de la nature permettant à Vincent de vivre un petit moment juste à lui ! 

Pier-Olivier Provencher est donc né le 1er octobre 2000 à 3h55 d’un accouchement naturel d’une durée de 4 heures, ce qui est très rapide pour un premier bébé. C’était le début d’une grande histoire d’amour entre une maman et son petit garçon. L’infirmière l’a emmailloté et a déposé dans mes bras le plus beau bébé du monde! Désolé pour vous chers lecteurs, mais je dois être honnête, c’est moi qui l’ai eu le plus beau…en fait j’aurai eu les 3 plus merveilleux bébés! ;-) 

N’est-ce pas vrai que nos enfant sont les plus merveilleux ? Comment penser autrement lorsqu’on a un filtre d’amour devant les yeux ? Je l’ai accueilli le cœur débordant d’amour et nous avons alors échangé notre premier regard. Je ne me doutais pas cependant que ses yeux deviendraient pour moi le baromètre de sa santé. 

Les yeux larmoyants d’émotion et le regard rempli d’amour et de promesse, mes premiers mots furent : « Bonjour mon bel amour, comme je suis heureuse de te voir.. » et lui me regardait comme pour me dire : « Me voici maman…maintenant montre moi la vie ! » Nous étions son papa et moi tellement heureux de pouvoir enfin le tenir dans nos bras. Il était adorable avec des petits doigts fins, il avait mon petit nez, la forme de la tête de Vincent et des lèvres à croquer. Il me ressemblait beaucoup lorsque j’étais bébé ! J’étais complètement folle de lui ! 

Son papa aussi d’ailleurs et il était bien fier de son fils. Il m’embrassa en me disant : « Merci ma chérie, il est vraiment beau, merci pour ce beau cadeau. » Je me suis alors amusée à lui rappeler que malgré le fait que je m’étais tapée tout le travail, il avait quand même contribué ! Il était à la base de tout cela et j’en étais bien heureuse ! Vincent a longtemps vanté le travail d’une maman, ayant été impressionné par l’accouchement. Par moment il s’était senti bien impuissant en voyant ma souffrance, comme le sont d’ailleurs bien des hommes dans ce moment-là. Je le rassurais en lui disant que c’était un travail d’équipe et que j’avais besoin de lui, que sa présence et son support m’avaient été bien précieux. 

Vincent et moi vivions un grand moment de bonheur, nous étions des parents très heureux et fiers, mais ce beau moment fût soudainement interrompu alors que je remarquai que mon tout petit bébé ne respirait pas bien. L’infirmière me l’a alors enlevé rapidement des bras afin de confirmer et elle est sortie de la pièce, l’emportant avec elle. Mon cœur est alors sorti de ma poitrine pour les suivre et c’est à ce moment précis que j’ai fait connaissance avec le sentiment d’inquiétude. Sentiment qui viendra par la suite me hanter encore et encore et qui je crois ne me quittera jamais vraiment! 

À suivre …. Printemps 2014 ! ;-)